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Histoire de la wicca

 
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Eona
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MessagePosté le: Mer 11 Sep - 01:10 (2013)    Sujet du message: Histoire de la wicca Répondre en citant

La plus ancienne des religions ?


Certains scientifiques (tel Margaret Murray, 1863-1963, anthropologue et égyptologue anglaise) situent l’origine de la sorcellerie au paléolithique supérieur (période de la préhistoire s’étendant de - 30 000 à - 12 000 ans), il y a quelques 25 000 ans. En effet, si au cour du paléolithique moyen les premières préoccupations spirituelles se font jour (l’homme commence notamment à enterrer ses morts), c’est au cour du paléolithique supérieur que l’art préhistorique va se développer. Les gravures et statuettes que l’on a pu retrouver aux cours des fouilles semblent indiquer qu’en ces temps lointains, un Dieu et une Déesse étaient déjà vénéré. On peut donc y voir les racines de la Wicca, même si une filiation aussi ancienne ne reste qu’hypothétique.



La déesse durant la préhistoire


La Vénus de Willendorf, daté d’environ 23 000 av. J.C., présente les caractéristiques types des statuettes de cette époque. L’exagération de son ventre et de ses seins - qui laisse à penser qu’elle est enceinte - a amené certains archéologues à supposer que ces figurines étaient utilisées dans le cadre d’un culte de la fécondité et de la fertilité. Cette interprétation est confortée par le fait que les parties périphériques soient très peu détaillé (les bras et les jambes sont petit, faiblement détaillé, quasiment absent) : seules les parties représentant la fertilité sont véritablement présentes. La déesse était donc vu comme une «déesse mère», celle qui donne naissance et prend soin de ses enfants.
Le symbolisme de la fécondité et de la fertilité est encore plus marqué sur la Vénus de Laussel (photo de droite), daté à environ 25 000 av. J. C. La corne qu’elle tient dans la main droite serait une corne de bison et représenterait l’abondance (la fameuse corne d’abondance qui est métaphoriquement une source inépuisable de bienfait). De plus, cette corne comporte 13 encoches qui seraient, selon certains chercheurs, une référence soit aux cycles lunaires, soit aux cycles menstruels féminins. Sa main gauche qu’elle tient posé sur son ventre indiquerait qu’elle est enceinte. Enfin, comme la Vénus de Willendorf elle apparait, nue avec certaines parties du corps exagérément développées.


Le Dieu durant la préhistoire

Si une divinité féminine semble avoir été vénéré durant la préhistoire, il apparait que cela fut également le cas d’une divinité masculine, sans que nous ne sachions laquelle précéda l’autre (peut-être commença-t-on à les vénérer toutes les deux au même moment).

Dans la grotte des trois frères (situé en Midi-Pyrénées) ont en effet été retrouvé deux gravures pariétales d’être mi- homme/mi-animal. Ce sont les plus anciennes représentations de ce qui semble être le Dieu vu par les hommes préhistoriques que l'on connaisse : elles aussi ont été daté du paléolithique supérieur.

Ce Dieu est représenté une première fois sous des traits mi-humain/mi- bison (image ci-dessus). Si on a d’abord cru qu’il tenait entre ses mains un instrument de musique, il s’est avéré qu’il s’agissait en réalité d’un arc. Cette gravure semble donc représenter l’un des premiers rituel magique que l’homme ait exécuté : un homme ayant revêtu une peau de bête et un masque (probablement le sorcier de la tribu) joue le rôle du Dieu chassant afin que les prochaines chasses de bison soient bonne. La seconde représentation du Dieu (image de droite) est celle d’un être mi- homme/mi-cerf. Contrairement à la première gravure, il semble que ce ne soit pas un homme ayant revêtu une peau de bête mais bel et bien le Dieu lui-même, tel qu’il était perçut à cette époque.



Durant la préhistoire, le culte de la déesse prédomine


Les fouilles réalisées à Çatal Höyük, agglomération situé en Turquie qui connu son apogée entre - 6500 et -5700 av. J.C. indiquent que durant le néolithique (période de la préhistoire s’étendant de 9000 av. J.C. à 3300 av. J.C.), le culte de la déesse y était dominant. Plusieurs théories peuvent expliquer que cela. Pour Marija Gimbutas (archéologue, 1921-1994), le culte de la déesse aurait été dominant dès le début du paléolithique supérieur, époque durant laquelle aurait existé une civilisation pré-indo-européenne qu'elle nomme « culture préhistorique de la déesse » et qui aurait vénéré la déesse en tant que symbole de fertilité et de fécondité. Cette civilisation matriarcale (société “centrée” sur la femme, avec notamment la transmission du statut social - le nom et la fortune - qui se fait par la mère, et avec l'époux qui va habiter dans le village de l'épouse) aurait existé jusque vers 3 000 ans avant J.C., période à laquelle le patriarcat (société “centrée” sur l’homme) semble se mettre en place.

D’autres expliquent au contraire qu’au début du paléolithique supérieur, le Dieu et la Déesse étaient vénéré de manière égale. En effet, la déesse aurait été associée à la cueillette (en tant que représentante de la fertilité, et par la même, liée à la terre nourricière) et que le “Dieu cornu” aurait été lié à la chasse (comme l’atteste la première gravure de la grotte des trois frères). Le culte de la Déesse aurait donc prédominé en été (époque durant laquelle la nature offre ses fruits aux hommes), et le Dieu, en hiver (époque où pour subsister, il était nécessaire de recommencer à chasser). Le développement de l’agriculture, et l’apprentissage des moyens de stockage de la nourriture auraient rendu la chasse moins indispensable à la survie et auraient donc relégué le Dieu au second plan et placé la Déesse au centre des croyances.

Quelle que soit la théorie correcte, ce que nous pouvons affirmer est qu’à cette époque, l’homme avait perfectionné son étude de la nature, et la Déesse apparaissait déjà sous les trois aspects sous lesquelles de nombreux wiccains continuent de la vénérer : la jeune femme, la mère à l’enfant, et la vieille dame. Si le culte de la déesse est dominant, le culte du Dieu n’a pas pour autant disparu. Lui aussi apparait à cette époque sous 3 aspects : le fils de la Déesse, son amant, et également, l’homme barbu chevauchant un taureau. L’écriture n’étant malheureusement pas encore découverte, cela explique pourquoi les cultures préhistorique vénérant la déesse ont laissé si peu de traces.



Les Dieux masculins deviennent dominant durant l’antiquité

Si on suit la théorie de Marija Gimbutas, les sociétés matriarcales qui existaient jusqu’alors se transforment vers 3 000 av. J.C. en des sociétés patriarcales. Ce changement social aurait impacté le plan religieux : le culte de la Déesse aurait cédé la première place au culte du Dieu. Déjà en Mésopotamie, la suprématie des dieux mâles est affirmé avec Enlil, dieu de l’air, qui était présenté comme étant le “souverain des dieux”. En Égypte, Râ (qui selon les légendes, serait soit né de la déesse Neit, soit se serait créé lui-même) devient la divinité principale durant l’Ancien Empire (période de l’histoire égyptienne s’étendant d’environ -2700 à -2200 av. J-C). En Grèce antique, Zeus est, comme Enlil en Mésopotamie, présenté comme étant le “roi des dieux”. Dans ces religions polythéiste, des déesses continuent d’être vénéré, et si leur culte n’en demeure pas moins important, il n’est plus que secondaire. Dans la continuité de cette évolution, les religions monothéistes qui vont se faire jour n’auront plus qu’un dieu unique et masculin, ayant totalement mit de coté le culte qui était rendu à la déesse par le passé.




Le Christianisme s’impose en Europe


En 371 après Jésus-Christ, le Christianisme devient la religion d’État de l’empire romain. En 391 Théodose Ier supprime les dernières manifestations du paganisme « officiel » dans l’Empire. Il ne faut toutefois pas y voir une conversion de masse immédiate : ce n’est pas parce que les dirigeants se convertissent que la population entière renie ses croyances. Dans les premiers siècles du christianisme,
il semble en effet que “l’ancienne religion” (sous les différentes formes sous lesquels elle pouvait être pratiquée) reste dominante en Europe. Ne pouvant supprimer les croyances, l’Église s’attacha à récupérer à son compte ce qui pouvait l’être des anciennes pratiques. Ainsi, les fêtes chrétiennes furent par exemple placées aux mêmes moments que les fêtes païennes, dans le même état d’esprit, le pape Grégoire I (640-604) fit construire des églises sur les lieux de culte païen, ...
Les gens continuèrent donc à se rassembler au même endroit, aux mêmes dates, mais les anciens dieux n’y étaient plus vénérés : le culte qui y était rendu était dirigé par un prêtre chrétien.
Une sorte de culte hybride, mélange de christianisme et d’une spiritualité plus ancienne, se serait ainsi développé. Cela apparait clairement à travers le culte qui est parfois rendu à la vierge Marie, à laquelle des églises sont dédiées sous le nom de “Notre-Dame” (Notre-Dame de Paris par exemple), un autre nom de la Déesse, ou encore sous la forme de la vierge à l’enfant (l’un des aspects de le Déesse).


Le temps des persécutions


Après la mort de Grégoire I, l’Église continua de gagner du pouvoir mais les papes qui suivirent commencèrent à s’inquiéter des divergences sur le contenu de foi qui se faisaient jour. En effet, qui dit un seul Dieu dit une seule vérité admissible. Le chaos dans lequel était alors plongé l’Europe donna à l’église, en accusant les hérétiques de ces maux, une justification pour les éliminer.
Si le premier procès en sorcellerie eu lieu dès 1235 à Treves et que la première sorcière fut brulée à Toulouse en 1275, les sorcières ne furent pas les premières cibles de l’Église. En effet, les premières inquisitions s’attaquèrent tout d’abord à l’hérésie cathare (mouvement chrétien qui reprochait notamment à l’Église sa richesse ostentatoire et ses abus de pouvoir), et à l’Ordre du Temple (les fameux Templiers).

Ces inquisitions terminées, l’Église changea de cible. Jusqu’alors il apparait en effet que les sorcières étaient davantage perçues comme tirant leurs pouvoirs de Dieu que du Diable (Dans la Bible, lorsque Moïse fait s’écarter les eaux de la mer rouge, il est par exemple écrit : “Moïse étendit sa main sur la mer. Et l'Éternel refoula la mer par un vent d'orient”).

Le fait que les païens ne furent pas immédiatement considérés comme vouant un culte à Satan est attester par l’étymologie du mot paganisme qui vient de paganus et qui signifiait à l’origine “ceux qui vivent dans la campagne” - paganus a ainsi donner, en plus de paganisme, le mot paysan -, si le mot païen fut rapidement utilisé par l’Église pour désigner ceux qui n’était pas chrétien, on s’aperçoit qu’il n’y avait alors pas de connotation diabolique dans l’utilisation de ce mot.
Au XIIIème siècle, la position de l’église changea radicalement. La sorcière n’est alors plus vu comme travaillant main dans la main avec Dieu, mais comme ayant signé un pacte avec le démon. Il semble que ce changement de position de l’Église s’explique car elle aurait alors pensé qu’existait une “secte” de sorcières bien organisée et s’étendant à travers toute l’Europe.


Le Dieu cornu devint Satan

Alors qu’à cette époque le Christianisme est la religion dominante en Europe, le culte du Dieu cornu n’a visiblement pas totalement disparu et continue d’être pratiqué, notamment en Grande-Bretagne. En 1300, l’évêque de Coventry est accusé de pratiquer ce culte, dans le document l’accusant, le Dieu cornu est appelé Satan pour la première fois par l’Église. En effet, Satan n’est jamais décrit sous cette forme dans la Bible.



La chasse aux sorcières à grande échelle

Si dès 1326 la sorcellerie est définie comme une hérésie par le pape Jean XXII , ce n’est qu’en 1484 que les portes de la terreur vont véritablement s’ouvrirent lorsque le pape Innocent VIII prit une bulle papale ordonnant que l’on débarrasse les terres des sorcières et des chats noirs en les tuant (bucher en France et en Allemagne; pendaison en Angleterre). Ce fut alors le début d’une période d’hystérie collective.
L’Église nomma immédiatement des inquisiteurs qui avaient toute autorité contre les personnes accusées de sorcellerie. Ces derniers, au nom du pouvoir ecclésiastique avaient tous les droits en matière de chasse aux sorcières, et n’hésitèrent donc pas à recourir à la torture, faisant ainsi avoué aux accusés tout et n’importe quoi. Toutes les possessions des personnes suspectées de sorcellerie étaient confisquées pour ne jamais leur être rendue, même dans les rares cas où elles étaient innocentées : être inquisiteur était une activité extrêmement lucrative ! Parmi les victimes de la chasse aux sorcières, on trouve en premier lieu les femmes qui étaient le moins protégées socialement (femmes vivant seules et à l’écart, tel les veuves, les vieilles filles, ou les vieilles femmes par exemple).

Les sages-femmes et les guérisseuses furent également fréquemment accusées de sorcellerie. Ces dernières utilisaient les savoirs ancestraux pour soigner, ce qui allait de pair avec des incantations que l’Église aurait voulu voir remplacer par des prières adressées aux saints guérisseurs.



Les femmes, cibles privilégiées

La persécution fut véritablement lancée à grande échelle lorsqu’en 1486 fut publié le Malleus Maleficarum (le Marteau des sorcières en français). Ce code, destiné à aider les inquisiteurs dans leur chasse aux sorcières, définit les femmes comme étant le principal instrument du démon, ce qui est surprenant car on sait qu’elles étaient de bien meilleure chrétienne que les hommes. Dans les faits, 80 % des victimes des procès en sorcellerie furent des femmes. Cette haine contre les femmes s’explique tout d’abord par les textes Bibliques eux-même, et plus précisément par la Genèse (premier livre de l’ancien testament), livre dans lequel le pêcher originel est textuellement décrit comme ayant été commit par une femme - Ève -, pire il y est dit qu’elle corrompit l’homme - Adam -. Le fameux épisode de la pomme est en effet ainsi conté : “La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea”.
Les auteurs du Marteau des sorcières, deux prêtres Dominicains, semblent de plus avoir certaines obsessions, plusieurs chapitres du livre étant consacré à la sexualité dans la sorcellerie et reprochant aux femmes d’être “trop érotique”.



La fin des chasses aux sorcières


A la fin du moyen-âge, l’Église commence à réaliser qu’il n’existe pas de secte de sorcière organisée et s’étendant à travers l’Europe comme elle avait pu le croire. Mais il est alors trop tard pour inverser la tendance, les famines et les épidémies n’ayant pas disparu, cela signifie pour la population de l’époque que le diable, malgré les chasses aux sorcières qui ont été mené, n’a pas été chassé d’Europe. Les chasses aux sorcières vont donc changer de main pour être mené par le pouvoir séculier (la justice laïque).

Le XVIème-XVIIème siècle qui marquent le début du monde moderne s’accompagnent de bouleversements sociaux, face à l’incompréhension du monde qui les entoure la peur du diable est à son point culminant, et les chasses aux sorcières vont atteindre leur apogée, avant de commencer à s’atténuer. L’imaginaire collectif qui situe la majeure partie des bûchers au moyen-âge est donc erroné. A la fin du XVIIème siècle, on commence à se rendre compte que sous la torture, n’importe qui est capable d’avouer n’importe quoi. Ainsi, à Salem, par exemple, un accusé avouera avoir participé à un sabbat où était également présente l’épouse du gouverneur, une femme dont la piété était irréprochable, ce qui décrédibilisera totalement cet aveu. De plus les doutes quand à la réalité des phénomènes reprochées aux sorcières se font de plus en plus nombreux. C’est ainsi qu’en France les terribles chasses aux sorcières prirent fin en 1680, date à laquelle le Parlement de Paris finit par nier toute réalité aux pactes sataniques. En Grande-Bretagne, la dernière prétendue sorcière fut brulée en 1727, mais le dernier “Witchcraft Acts” ne fut retiré qu’en 1951.


Estimation du nombre de victime

Si certains ont estimé à 9 millions le nombre de personnes qui moururent durant les cruels chasses aux sorcières (Dan Brown par exemple dans le Da Vinci Code), ce chiffre semble exagéré et il est probable que le nombre de victimes ait été beaucoup moins important. Les historiens s’accordent en effet sur le chiffre de 100 000 morts, un nombre qui reste élevé en proportion de la population européenne de l’époque. Il faut noter que 100 000 personnes tuées pour sorcellerie ne signifie pas pour autant 100 000 sorcières : comme nous l’avons déjà dit, les techniques de tortures utilisées permettaient de faire avouer n’importe quoi à n’importe qui.

De plus, puisque les chats subirent le même sort, il n’y eu plus de protection contre les rats qui transportèrent la peste noire en Europe. Pire que tout, on les tint à tort pour responsable de ces épidémies, et on ordonna leur massacre en guise de représailles, facilitant ainsi la propagation de la maladie. On pourrait donc ajouter aux morts des bûchers ceux qui moururent de la peste comme ayant été victime des chasses aux sorcières.


Le renouveau Wiccain


Quasi immédiatement après la suppression du dernier “Witchcraft Acts” en 1951, on assista à un “renouveau” wiccain. Cela grâce notamment à un anglais, Gerald Brousseau Gardner (1884-1864).

Selon Gérald Gardner ...


Gérald B. Gardner prétend qu’il serait entré en contact avec un “coven” qui opérait dans la New Forest (Sud de l’Angleterre) et dont la création daterait de plusieurs siècles (peut-être même avant l’arrivée du Christianisme en Europe). Il prétend qu’une sorcière “de sang” (une sorcière elle-même fille de sorcière) surnommée ”Old Dorothy” (la vieille Dorothy - dont le vrai nom serait “Dorothy Clutterbuck”) l’aurait initié au sein du coven et à la wicca.

Gardner avoue lui-même que ce qu’il découvrit au sein du coven était incomplet et comportait des erreurs. D’une part, durant des millénaires, la sorcellerie avait été une tradition orale, d’autre part et surtout, les siècles durant lesquels elle avait été contraint au secret avait forcé les covens à s’isoler les unes des autres, en mettant par écrit le minimum d’informations possible de peur d’être découvert Gardner corrigea et compléta donc les rituels de son coven par ses propres croyances et recherches, ce qui donna naissance à la Wicca Gardnérienne L’initiation reçu par Gardner aurait eu lieu en 1939 mais ne pu être immédiatement révélé au grand public en raison des lois anti-sorcellerie qui subsistaient. Pour les contourner, il publia en 1949 High Magic’s Aid, un roman dans lequel y est décrit les vrais croyances et pratiques des sorcières. Lorsque les dernières lois anti-sorcellerie furent supprimées en 1951, cela prit 3 ans à Gardner pour convaincre son coven de le laisser révéler au grand publique leur existence et leurs pratiques. Il publia alors 2 livres : Witchcraft Today (1954 - La sorcellerie aujourd’hui) et The meaning of Witchcraft (1959 - La signification de la sorcellerie), lesquels détaillaient les croyances et les pratiques de la Wicca. Il dit notamment dans son livre Witchcraft Today : “Ce que Margaret Murray a théorisé est vrai. La sorcellerie fut une religion, et en fait, continue de l’être. Je le sais, car je suis moi-même un sorcier”.


Entre doutes et vérité

Gardner est loin de faire l’unanimité, et ce, même parmi les wiccains. Si certains le voient comme le plus grand des sorciers modernes, nombreux sont ceux qui le voient comme un escroc ayant créé la wicca de toute pièce.

Face à la question “Gardner est-t-il oui ou non l’inventeur de la wicca ?”, la seule chose que l’on puisse affirmer est que Gardner a créé la Wicca Gardnérienne (l’une des nombreuses traditions wiccaines existantes). Pour ce qui est de la Wicca dans son ensemble, je vous laisse vous faire votre propre opinion, chacune des deux positions pouvant être soutenu. Ce qui est également certain est que la wicca intègre de nombreux éléments très anciens. Je ne citerai ici qu’à titre d’exemple le concept du Dieu et de la Déesse. Comme nous l’avons vu, une telle conception des déités semble remonter au paléolithique supérieur, de plus, cela peut-être rattaché au Yin/Yang (principe de la philosophie chinoise que l’on peut sommairement résumé en disant que les opposés sont complémentaires, et qu’une chose n’existe pas sans son contraire, par exemple, on peut dire que s’il n’y avait pas de lumière il n’y aurait pas de ténèbres et que sans ténèbres il n’y aurait pas de lumière), le Yin étant associée à la part féminine de la nature et Yang représentant sa part masculine. Si au cour de cette historique, j’ai présenté la thèse selon laquelle la wicca remonterait à la préhistoire (c’est la théorie que vous trouverez présenté dans la plus par des livres traitant du sujet), notons qu’elle n’est pas partagée par l’ensemble des wiccains.

Scott Cunningham par exemple, l’un des auteurs wiccains les plus reconnus, voit la wicca comme une religion moderne et accessible s’inspirant d’anciennes pratiques et permettant d’ajouter une part de spiritualité à chacun des instants de notre vie. Ajoutons simplement que ce n’est pas parce qu’on a cru que la Terre était plate pendant des siècles que c’était la vérité ... Si la Wicca sonne juste à votre cœur, peu importe qu’elle remonte à la préhistoire ou qu’elle ait été inventé hier ! Quelque soit l’opinion que l’on ait de Gérald Gardner, au moins peut-on lui reconnaitre le mérite d’avoir fait parler de la wicca : ceux qui sont déjà wiccains, et ceux qui sont en passe de le devenir ne le seraient sans doute pas sans lui.


Une religion prospère

Si il est difficile d’estimer avec précision le nombre de wiccains, la majorité d’entre eux étant des pratiquants solitaire, on peut affirmer qu’aujourd’hui la wicca est une religion prospère. On peut tout d’abord noter à ce sujet que la wicca est aujourd’hui une “vraie” religion reconnu dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis (et ce même au sein des forces armées, où des instructions spéciales sont prévues concernant les wiccains dans le Department of the Army Pamphlet No. 165-13).

L’un des moyens de connaitre l’évolution du nombre de pratiquants est de se tourner vers les détenus déclarant pratiquer cette religion. Ainsi, au Canada, en 2002, le Service correctionnel du Canada recensait 25 wiccains, et 77 en 2007; ce qui laisse penser que dans la population générale canadienne le nombre de wiccains a été multiplié par 3 en 5 ans. ReligionLink.com indique qu’aux États-Unis la progression des adeptes semble comparable (ce site indiquant que ce chiffre a plus que doublé entre 2001 et 2008, étant passé de 134 000 à 342 000). Cette forte hausse en fait la religion progressant le plus rapidement aux États-Unis.




Source http://www.lesitedelawicca.fr

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MessagePosté le: Mer 11 Sep - 01:10 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 09:48 (2013)    Sujet du message: Histoire de la wicca Répondre en citant

Wouha!!! Super post.je cherchais des infos et j ai pris plaisir a te lire.perso dans mes recherches des origines de la magie j ai trouvé pleins d infos.
(Je suis tombé sur les Atlantes.) Ce que je trouve dommage est que nous n ayons pas assé de traces écrites.ce qui rend le travail et la recherche beaucoup plus compliqué.(par ce que des théories j en ai lu pas mal.)
En tout cas très bon travail et très enrichissant pour moi.
Je vais d ailleur acheter un livre sur la wicca...
Si tu as un titre a me conseiller ...
Merci.
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MessagePosté le: Jeu 24 Oct - 23:58 (2013)    Sujet du message: Histoire de la wicca Répondre en citant

on sort les atlantes à toutes les sauces new age ainsi méfie toi puisque rien ne permet de l affirmer sauf le délire de quelques illumines!

Sinon, si tu souhaites te tourner vers la wicca solitaire et éclectique oriente toi vers Cunningham, ses livres sont même dispos en pdf!
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MessagePosté le: Ven 25 Oct - 07:55 (2013)    Sujet du message: Histoire de la wicca Répondre en citant

Ok merci pour le renseignement.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:44 (2017)    Sujet du message: Histoire de la wicca

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