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la kabbale [description et correspondance]

 
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Acifer
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MessagePosté le: Jeu 24 Avr - 21:35 (2014)    Sujet du message: la kabbale [description et correspondance] Répondre en citant


 L'Arbre

Selon la Kabbale, l'Arbre des Sephiroth représente la structure de l'homme et de l'univers. Il symbolise à la fois les forces à l'oeuvre dans le manifesté - les voiles placés entre l'homme et la connaissance pure, et les interactions entre ces forces. 
  
L'origine de l'Arbre est méconnue. Ses premières illustrations datent du XIIème siècle. Ses représentations varient peu, qu'elles soient exécutées par la main d'Isaac Luria (XVIème), de Knorr de Rosenroth (XVIIème), de Georg von Welling (XVIIIème) ou de nos contemporains. 
 Les dix Sephiroth
 
  
Les sephiroth, littéralement "émanations", "numérations" ou encore "nombres", sont étapes, épreuves, champs de conscience, forces en action dans la réalité que nous percevons. 
  
L'Arbre en comporte 10, schématisées par des cercles. La figure ci-contre montre la disposition usuelle des sephiroth. 
  
Notons déjà que l'apparente verticalité de l'Arbre ne préjuge pas de la supériorité de telle ou telle séphire. (En hébreu, "sephiroth" est un pluriel féminin. Au singulier, on emploiera ici le mot "sephirah" ou encore "séphire"). 
 
 
 Les Sentiers
 
  
Les sentiers qui relient les Sephiroth représentent leurs interactions. Ils peuvent être perçus comme des combinaisons de forces, des zones de transition, des canaux ou encore des chemins. 
  
Il n'y a pas de discontinuité entre les chemins qui sillonnent l'Arbre. Ainsi les Sephiroth elles-mêmes font partie du parcours initiatique de l'Arbre. En ce sens, la Kabbale considère qu'il existe 32 sentiers : les 10 Sephiroth et les 22 voies qui les relient. 
  
Il est utile de représenter les sentiers par des canaux et non pas par de simples lignes ténues. Cela permet d'introduire dans l'Arbre la notion d'écoulement, de flux alimentant notre réalité. 
  
 La numérotation des éléments de l'Arbre 
n'est pas arbitraire. Elle correspond à une succession de forces qui s'équilibrent jusqu'à la 10ème et ultime séphirah. L'ordre des sephiroth montre que l'Arbre est en fait inversé : la première sephirah, associée à la racine de l'Arbre, est située en haut tandis que la dixième sephirah, liée à la cime, se trouve en bas. La numération des sentiers correspond aux étapes de construction de l'Arbre. Elle schématise les ajustements et les équilibrages nécessaires au déploiement complet de l'Arbre. 
  
 
 
 
 L'éclair fulgurant
 
  
Sans même connaître les attributs des sephiroth, il est déjà possible de les relier entre elles, en suivant l'ordre des chiffres qui leur sont associés. 
  
Cette opération fait apparaître la figure ci-contre connue sous le nom d'éclair fulgurant. Elle symbolise l'étincelle divine engendrant l'univers. Une analogie intéressante peut être celle du précipité : dans une solution chimique, l'adjonction d'une substance ou l'effet d'un influx électrique fait apparaître une matière dense (la dixième séphire). 
  
Les trois lignes qui apparaissent derrière la première séphirah représentent les trois voiles du non-manifesté. 
 
"Il bannit l'homme et il posta devant le jardin d'Eden les chérubins et la flamme du glaive fulgurant pour garder le chemin de l'arbre de vie" [Genèse 3,24]. 

 

 
 Description des Sephiroth

Les sephiroth sont des facteurs agissant dans l'homme et dans l'univers à tous les niveaux. Selon le niveau sur lequel on se place, les sephiroth sont vues comme des concepts, des attributs divins, des types de forces, des niveaux de conscience, des processus à l'oeuvre dans des structures vivantes (le corps humain par exemple mais aussi l'Histoire), des qualités, des perceptions particulières de la réalité. Les sephiroth sont des voiles masquant la divinité et des principes actifs maintenant l'illusion du monde. 
  
Les diagrammes suivants montrent la translittération usuelle (à gauche) des noms hébreux des sephiroth (à droite). Cette façon d'écrire les sephiroth se retrouvent dans beaucoup d'ouvrages kabbalistiques. Elle ne reflète pas forcément la façon de prononcer le mot hébreu (ainsi Chokmah, la deuxième séphire, se prononce généralement "hormah", Chesed "essed", etc). 
 
 
Ces diagrammes montrent la disposition des sephiroth pour représenter le MACROCOSME (l'univers). Pour illustrer le MICROCOSME (l'homme), l'Arbre pivote sur son axe : ainsi Chokmah échange sa place avec Binah, Chesed avec Geburah, Netza'h avec Hod, les quatre autres sephiroth ne bougent pas. Ce basculement de l'arbre sur son axe est une illustration du principe d'inversion. 
 
La multiplicité des significations des sephiroth, suivant le niveau sur lequel on se place (macroscosmique, microcosmique), se reflète dans la diversité des noms et des symboles associés à chaque sephirah. 
  
Les tableaux suivants décrivent brièvement les sephiroth en indiquant pour chacune d'elles : 
- sa translittération et son nom hébreu 
- son nom usuel en français 
- ses autres appellations (parfois plus parlantes que le nom lui-même) 
- ses caractéristiques 
- ses symboles associés 
  
Kéther
la Couronne 
le point primordial, la vaste contenance, la tête blanche, l'existence des existences, l'ancien des jours
La première séphire commence l'Arbre et n'a pas de commencement. Elle incarne l'étincelle divine elle-même. Cette "incarnation" est dépourvue de forme, même mentale et ne peut être comprise, d'après la Kabbale, qu'en faisant un avec elle, en devenant dieu. La maxime "Nul ne peut contempler la face de Dieu et continuer à vivre" semble s'appliquer tout particulièrement à Kether. 
Dans les traditions et les religions, elle représente le Dieu suprême, le Père hermaphrodite, le Créateur. Dans un système de pensée, elle peut être assimilée au postulat de départ, le concept-clé qui n'a pas d'antécédent et qui permet au système de se déployer. 
L'image du point, objet sans dimension, est fréquemment associé à Kether. Elle est Couronne car elle confère tout pouvoir à l'homme tout en étant distincte de son être, posée "au-dessus" de lui. 
le point, le point dans le cercle, le crâne, l'étincelle divine, le lotus aux mille pétales
 
 
Chokmah
la Sagesse 
le père suprême, le yod, le tétragramme, le débordement
La deuxième séphire est expansion, une déferlante dans laquelle tout existe de manière indifférenciée. Elle est mouvement : le point s'animant devient ligne et acquiert la première dimension. Chokmah représente l'élan premier, le flux inexorable, le concept-père qui contient potentiellement tous les autres, le principe masculin. Elle est Sagesse en ce sens qu'elle incarne l'état ultime avant la fusion totale avec Dieu (la conscience cosmique). 
la ligne droite, le côté gauche du visage, le phallus, la pierre dressée, la tour, le bâton de pouvoir, un visage barbu 
 
 
Binah
la Compréhension 
la mère sombre, la mère stérile, la mère lumineuse, la mère féconde, le trône, la grande mer, le réservoir
La troisième séphire densifie et concentre le flux de Chokmah. Binah est associée au principe féminin. Elle est la Mère dans toute son ambiguïté : celle qui donne la vie, c'est-à-dire qui façonne l'élan premier pour lui donner forme, mais aussi celle qui donne la mort, toute limitation du divin étant voué à la destruction. Cette restriction de Chokmah en Binah marque la naissance du Temps. La ligne, canalisée, se façonne et devient triangle. La deuxième dimension apparaît et, avec elle, les prémisses de la finitude. 
Binah est Compréhension, ce qui induit déjà une certaine dualité : on comprend quelque chose (qui nous était donc étranger) tandis que l'on est sage (synthèse, union).  
la coupe, le côté droit du visage, la Vesica Piscis, la vulve, le calice, une femme mûre
 
 
Chesed
la Miséricorde 
  
Gedulah, bienveillance, amour, majesté 
La quatrième séphire est intelligence cohésive et réceptacle de tous les pouvoirs. Les formes rendues possibles par Binah sont maintenues et alimentées par Chesed. Elle assure leur pérennité. Chesed est cohésion et multiplicité. Elle est associée aux principes d'ordre, de synthèse et d'assimilation. Dans le corps humain, on peut l'associer à l'anabolisme. En termes d'attitude, elle est compassion et magnanimité. 
la figure géométrique, le bras gauche, le tétraèdre, la pyramide, l'orbe, la croix aux bras égaux, le sceptre, un roi couronné assis sur son trône 
 
 
Geburah
la Sévérité 
  
Din [justice], Pa'had [crainte], rigueur, force 
La cinquième séphire est intelligence radicale. Elle est discriminante : elle va à l'encontre du processus de cohésion de Chesed. Elle est force car elle disperse, guerre car elle oppose, chaos car elle détruit. Elle est courage car elle met à l'épreuve les créations de Chesed. Elle est souvent associée au principe du Mal et à Satan, l'Adversaire, "celui qui sème la discorde". Ceci ne signifie pas que Geburah soit "maléfique" (voir qualités des séphiroth). Ordre et chaos sont deux principes indispensables à l'équilibre du monde. De ce point de vue, il n'est pas étonnant que les mathématiques et la physique moderne s'en fassent aussi l'écho. 
Dans le corps humain, Geburah s'apparente au catabolisme (partie destructrice du métabolisme amenant la transformation de la matière vivante en déchets). Geburah est parfois appelée Din, la Justice, bien qu'on la qualifie de "sévère". La Justice serait plutôt l'action conjuguée du couple Chesed, Geburah. Cette dernière séphire peut être alors perçue comme étant la balance qui permettra de rendre le jugement final (de trancher). 
le pentagone, l'épée, la lance, le fouet, un guerrier sur son char 
 
 
Tiphereth
la Beauté 
  
l'équilibre, la moindre contenance, le roi, le fils, l'homme 
La sixième séphire est intelligence médiatrice et union des influences. Elle est beauté, harmonie des formes et des idées. C'est un point d'équilibre mais aussi un carrefour : le lieu où la transmutation des énergies est possible. En ce sens elle est associée au sacrifice (renoncer à un acquis pour atteindre un état de conscience plus grand). 
Le soleil qui se consume en permanence pour briller est le symbole le plus utilisé pour désigner Tiphéreth. 
le cube, la poitrine, le coeur, la croix du calvaire, la rose-croix, la pyramide tronquée, le soleil, un enfant, un dieu sacrifié 
 
 
Netza'h
la Victoire 
  
fermeté, puissance, synthèse 
La septième séphire est intelligence occulte, union de l'intellect et de la foi. Netza'h est associée à la beauté, sous toutes ses formes. Netza'h est élan mystique, confiance et enthousiasme. 
Elle est la sphère des émotions, des sentiment et plus généralement des élans, des tentatives de compréhension immédiate. Les errances de Netza'h deviennent alors coups de foudre ou projections (au sens de Jung : on octroie aveuglément à l'être aimé les qualités que l'on souhaite y trouver). 
Netza'h est Victoire car elle est but atteint, adéquation. Elle nourrit les tentatives de compréhension dans lesquelles on essaie d'entrer en résonance avec l'objet que l'on cherche à comprendre. 
les reins, les hanches, les jambes (en mouvement), la lampe, la ceinture, la rose, une femme nue 
 
 
Hod
la Gloire 
  
La huitième séphire est intelligence absolue. Hod est associée aux formalismes, à la logique, aux systèmes formels, au rationalisme. Elle est Gloire car elle exprime la reconnaissance du savoir maîtrisé, codifié et délivré à tous. Hod dissèque les élans de Netza'h, analyse et oppose, démonte et argumente. Le flux de Netza'h, canalisé par Hod, engendre une boulimie de savoir, une versatilité, une inventivité extrême. Celui qui cherche à tout savoir, qui "dévore" les informations, se rencontre souvent dans la sphère d'Hod. Sous l'influence de cette séphirah, l'homme tente de comprendre un objet en l'analysant. 
Hod est le réceptacle de la connaissance figée (les livres), en ce sens elle est la gardienne des secrets, des savoirs et de la mémoire du monde. 
les reins, les jambes, les Noms, le tablier, un hermaphrodite, le langage 
 
 
Yesod
le Fondement 
  
fondation, trésor des images 
La neuvième séphire est intelligence purifiante. Elle conçoit le moule des formes, les sculpte, assure leur intégrité. Elle façonne le fleuve de vie issu de Netza'h dans lesstructures complexes élaborées par Hod. Elle sélectionne les images résultant de l'union de ces deux principes pour ne garder que les esquisses pures et équilibrées. Ces images, ces plans, ces architectures, deviendront matière dans Malkuth. 
Ainsi Yesod est le fondement de toute chose s'incarnant. En tant qu'union de deux principes, elle est plaisir et jouissance. La lune, qui préside aux cycles menstruels chez la femme, est intimement liée à Yesod. 
les organes génitaux, les parfums, les sandales, la Lune, un homme nue 
 



Malkuth
le Royaume 
  
Kallah [la fiancée] , le seuil, le seuil de la mort, le seuil des larmes, le seuil du jardin d'Eden, la Shekinah, la mère inférieure, la reine, la vierge 
La dixième séphire est intelligence resplendissante. Elle est le réceptacle de toutes les influences. Malkuth incarne le stade ultime de la forme, dense et palpable, incapable d'exister plus concrètement. Elle est notre univers, notre planète, notre corps et toutes choses animées et inanimées qui nous entourent. 
Malkuth est le Royaume des formes imaginées enfin réalisées. Malkuth est aussi le lieu où les liens entre force et forme se dégradent et se rompent, le seuil où l'on "rend l'âme", où ce qui ne peut être assimilé devient déjection. Le défi de l'homme est sans doute de pouvoir maîtriser un jour la myriade d'énergies et d'influences qui s'agitent dans son royaume. 
le cercle, les pieds, l'anus, l'autel du double cube, le diadème, la croix aux bras égaux, une jeune femme couronnée assise sur son trône 
 
  
  
 Leurs relations
 
  
Même s'il est utile de considérer les sephiroth séparément, il faut garder à l'esprit le fait qu'elles interagissent en permanence. Leurs influences se déversent continuellement dans la réalité. Ce flux incessant assure la stabilité de l'Arbre. Tour à tour, les sephiroth jouent un rôle d'émetteur et de récepteur. Ainsi Chokmah est passive vis à vis de Kether et active vis à vis de Binah. De plus, une séphire subit l'influence des sephiroth qui lui sont directement liées mais aussi de toutes celles qui la précèdent. 
  
Malkuth, la réalité telle que nous la percevons (notre monde matériel), est donc la synthèse et le réceptacle de toutes les émanations. 
  
La figure ci-contre montre le cumul des influences. A chaque étape de la construction de l'Arbre, les sephiroth deviennent ainsi plus denses, plus lentes et offrent des visages de plus en plus complexes, la connaissance est de plus en plus voilée. 
 
Il existe de nombreuses relations entre les sephiroth. Leur découverte est riche d'enseignement. Le Zohar (voir les livres de la Kabbale) en évoque plusieurs. La compréhension de ces relations permet de résoudre certains paradoxes ou de rapprocher des notions qui semblent antagonistes ou étrangères. Ainsi Hod est reliée à Gedulah (Chésed), Malkuth apparaît comme "la Kéther du non-manifesté", etc. Afin de mettre de tels liens en évidence, il ne faut pas hésiter à jouer avec le dessin de l'Arbre. La Kabbale est aussi ludique : la révérer comme une relique est une attitude peureuse et stérile : on ne découvre rien les mains jointes. 
 
 Leurs qualités

Une séphire est tour à tour positive et négative, active et passive, sauf peut être Malkuth, qui, recevant toutes les influences, est de nature plus féminine. Notons ici qu'associer féminin au mots "négatif", "passif", "réceptacle" n'est pas un jugement de valeur. De même aucune séphirah n'est "bonne" ou "mauvaise". Une séphirah peut être assimilée à une force caractérisée par son point d'application, sa direction et son intensité. Nous la considérons (à tort) bonne ou mauvaise selon les variations de ces trois facteurs. Ainsi dans le corps humain, un excès de Chesed pourrait correspondre
 à une multiplication incontrôlée de cellules, un cancer. Dans ce cas, Geburah la force rectificatrice et destructrice aurait un rôle vital : restaurer l'équilibre du métabolisme en détruisant les cellules surnuméraires. Sur un plan psychologique, un esprit extrêmement critique (sous l'influence de Hod et de Geburah) risque de devenir cruel et stérile sauf si Netza'h et Gedulah viennent tempérer son acidité.
 
  
Dans un autre registre, on peut associer Hod  à la tendance rationnelle (la logique, l'analyse) et Netza'h aux élans non-rationnels (émotions, imagination). Dans l'Arbre, raison et sentiments ne sont pas opposés mais liés et situés sur le même niveau : ils sont donc complémentaires et se priver de l'une ou l'autre séphirah revient à s'amputer d'un puissant moyen d'expression. La difficulté est que ces deux principes semblent avoir des méthodes divergentes et des intérêts contradictoires : la solution réside en Tiphéreth, dans lequel l'élan du coeur tempéré devient équilibre et compassion, où l'analyse subtile associée à la synthèse qui embrasse fait naître l'harmonie 



 Construction classique
 
  
L'Arbre des sephiroth est le plus souvent construit suivant le schéma ci-contre. 
  
Il naît de l'intersection de 4 cercles et d'une ligne qui traverse leurs centres. Le chiffre 4, dans la Kabbale, se retrouve fréquemment associée à une notion de construction. Quatre paraît être le nombre d'éléments nécessaires et suffisants à la stabilité de la manifestation. Ainsi la Kabbale décrit 4 Mondes, elle associe les 4 Eléments à Kether, le Nom créateur d'univers comporte 4 lettres (le Tétragramme), etc. 
  

 
 
 Un Arbre complet

 
La figure ci-contre constitue un arbre complet. On retrouve les 10 sephiroth et les 22 sentiers, éléments fondamentaux de l'Arbre. Au-dessus de Kéther, les trois voiles du non-manifesté ont été représentés. Ces voiles montrent l'audace et l'ambition de la Kabbale : l'inconnaissable est voilé, on ne peut rien savoir de lui (par définition) mais néanmoins on peut avoir une idée sinon de ses attributs du moins de ses reflets. Ces voiles sont communément appelés "Aïn soph aor" (la lumière sans limites), pour le plus proche de Kéther, "Aïn Soph" (le sans-limites, l'infini), pour le deuxième et enfin "Aïn" (le non-être) pour le troisième voile. 
  
L'Arbre représente également une esquisse de séphirah (cercle en pointillés) sur le sentier qui relie Kether à Tiphereth. Ce point d'équilibre, évoquée par certains kabbalistes, correspond à Daath, la Connaissance. Il paraît difficile d'assimiler Daath à une véritable séphirah, tout au plus est-elle peut-être le souvenir d'une séphirah (telle Yesod qui serait descendue vers Malkuth) ou la promesse d'un pont futur (lorsque l'Arbre se rétractera). Néanmoins, la littérature qui lui est consacrée n'étant pas négligeable, elle figure ici. 
 Roue et cercles

L'Arbre est parfois représenté sous forme de roue. Cette roue ne comporte généralement pas les 22 sentiers mais seulement ceux qui lui servent d'axe, son centre étant Tiphéreth, la Beauté (6). La figure ci-dessous associe les sephiroth (disposées sur une roue) et leur nom hébreu. Elle permet de mettre en évidence des relations qui sont moins aisément identifiables dans le dessin classique de l'Arbre. 

 
  
Les kabbalistes présentent parfois l'Arbre sous forme de 10 cercles concentriques comme sur la figure ci-contre. 
  
Si le cercle de plus petit diamètre est associé à Kéther, le déploiement de l'Arbre peut faire penser à l'action d'une pierre jetée dans un lac paisible. Plus l'observateur est éloigné de l'impact, plus il y a d'ondes (de voiles) entre le centre et lui. 
  
Si, au contraire, le plus petit cercle est associé à Malkuth, le parcours vers Kéther correspond à une augmentation progressive de la sphère de conscience. Celle-ci, active dans des enclaves de moins en moins denses,  devient de plus en plus libre. 

 

 

 
 Les 3 Piliers
 
Une subdivision classique de l'Arbre est celle des trois Piliers. 
  
Le pilier de gauche qui comprend Binah, Geburah et Hod est appelé pilier de la Sévérité. Il est associé à la notion de Forme. 
  
Le pilier de droite qui comprend Chokmah, Chesed et Netza'h est appelé pilier de la Miséricode. Il est associé à la notion de Force. 
  
Le pilier central qui comprend Kether, Tiphereth, Yesod et Malkuth est appelé pilier de l'Equilibre. Il est associé à la notion de conscience, d'harmonie entre force et forme. 
  
Ce que nous appelons ici Force et Forme ne sont pas deux principes distincts mais un seul principe (la Vie) qui apparaît tantôt indivisible, en mouvement, sans entraves (la Force) et tantôt multiple, ralenti et contraint (la Forme). 
 
Cette division de l'Arbre en trois colonnes permet de regrouper les sephiroth en fonction de polarités et de qualités similaires bien que s'exprimant à différents niveaux. Lorsque l'homme parcourt l'Arbre, les piliers se font échelle. Il gravit les barreaux invisibles en usant alternativement d'énergies expansives et restrictives. Si son pied quitte un barreau, ses mains, elles, ne lâchent jamais les deux bords. Plus il progresse sur l'échelle de maîtrise des énergies, plus sa conscience s'élève. 
 
 Les 3 Triangles

 
En regroupant les sephiroth par triades comme sur la figure ci-contre, on fait apparaître trois triangles dans l'Arbre. Ces triangles mettent l'accent sur un domaine d'influence des séphiroth. 
  
Le triangle le plus haut, qui contient Kether, Chokmah et binah, est appelé "triangle spirituel". Ces trois sephiroth sont les moins accessibles à l'esprit humain, elles sont de pures abstractions vivantes. 
  
Le deuxième triangle qui regroupe Chesed, Geburah et Tiphereth est appelé "triangle éthique". Elles sont plus proches de l'homme en ce sens qu'elle se cristallisent sous forme d'idéaux, de dogmes, d'institutions dans la société. 
  
Netza'h, Hod et Yesod forment le troisième triangle appelé "triangle magique". La magie dont il est question ici est celle de l'énergie subtile, canalisée, sculptée pour être précipitée sur le plan matériel, Malkuth, qui n'appartient à aucun triangle mais les justifie tous. 
 
 Les 3 Seuils
 
  
Si l'on considère l'Arbre comme un parcours initiatique décrivant divers états psychologiques, il est courant de placer sur le dessin de l'Arbre, trois seuils, trois prises de  conscience remarquables. 
  
En partant de Malkuth, le premier fossé à franchir est appelé le Seuil. 
  
Au-dessous de Tiphereth se trouve le Gouffre. 
  
Enfin l'accès aux sephiroth Kether, Chokmah et Binah nécessite le franchissement de l'Abîme.  
 
 Les 4 Mondes

 
Selon la Kabbale, l'Arbre peut être divisé en quatre Mondes, de la manière suivante : 
  
Le premier monde contient seulement Kether. Il est appelé Monde des Emanations ou encore Monde des Archétypes ("Atziluth"). C'est le lieu du tout indivisible, de l'ensemble des potentialités, la racine des mondes. 
  
Le deuxième monde comprend Chokmah et Binah. Il est appelé Monde de la Création ("Briah"). C'est le lieu de la première scission, de la complémentarité, des outils primordiaux. 
  
Le troisième monde regroupe six sephiroth : Chesed, Geburah, Tiphereth, Netza'h, Hod et Yesod. Il est appelé Monde de la Formation ("Yetzirah"). C'est le lieu de la construction, du modelage, de l'architecte et du terrassier. 
  
Le quatrième monde contient uniquement Malkuth. Il est appelé Monde de la Matière ("Assiah"). C'est le lieu où les éléments prennent forme, s'élèvent, résistent et se dégradent.  
 
 Autres subdivisions

En dehors de ses divisions naturelles, en 10 (le nombre des sephiroth) et en 22 (le nombre des sentiers), l'Arbre peut être découpé de multiples façons : 
- en considérant les trois sephiroth supérieures d'une part, et les sept autres sephiroth d'autre part. Cette division permet de faire apparaître un septénaire très utile pour étudier les traditions basées sur ce chiffre. 
- en comptant le nombre de sentiers horizontaux (3), verticaux (7) et obliques (12). Cette division est parfois utilisée dans les associations avec les planètes et le zodiaque. 
- en isolant le nombre de sephiroth de chacun des Mondes (1, 2, 6 et 1). Les 6 sephiroth du monde de la formation, ainsi isolées, peuvent être reliées de façon remarquable aux 6 jours de la Genèse. Une telle division de l'Arbre fournit une précieuse clé de lecture de la Bible. 
- en combinant les diverses subdivisions de l'Arbre. Ainsi chacun des 4 mondes contient l'Arbre dans sa totalité, ce qui donne 40 aspects (4 aspects par sephirah) à considérer. Beaucoup plus encore si l'on prend en compte les sentiers. Un tel foisonnement de combinaisons permet de multiples interprétations mais nécessite un travail de recherche considérable ainsi qu'une grande finesse d'analyse pour apprécier les différences entre chaque aspect. 
 
 Et quelques multiplications...

Au lieu de diviser l'Arbre, on peut décider de multiplier ses représentations et juxtaposer les dessins obtenus. Cette manipulation fait apparaître un treillis complexe, vertigineux à interpréter. 
 

 

 



Il est possible de trouver de nombreuses correspondances entre les diverses traditions et l'Arbre de la Kabbale. Cet exercice, qui consiste à rapprocher des concepts issus d'autres doctrines, est à la fois passionnant et délicat. Passionnant, car il enrichit la perception que l'on peut avoir de ces doctrines et montre l'universalité des notions abordées par la Kabbale. Délicat car il s'agit d'unifier sans uniformiser, de mettre en évidence des affinités et non de faire coller "à tout prix" un système au dessin de l'Arbre. Les exemples qui suivent ne sont que des pistes de réflexion. La disposition des éléments de l'Arbre y est sommairement argumentée. Toute disposition doit rester cohérente non seulement avec les attributs des sephiroth mais aussi avec leurs interactions (schématisées par les sentiers). Enfin, ces qualités et ces interactions  doivent trouver leur justificationdans les caractéristiques du système mis en correspondance. 
 Orient et Occident
 
A l'aide du diagramme des Trois Piliers, il est possible de rapprocher trois notions communes aux traditions orientales et occidentales. 
  
Dans la figure ci-contre, les termes employés sont empruntés au taoïsme et à l'hindouisme. 
  
 Le pilier de gauche, associé à la notion de Sévérité et Forme, regroupe les termes liés aux notions d'inertie. 
  
Le pilier de droite, associé à la notion de Miséricorde et de Force, regroupe les termes liés à la polarité positive, au mouvement. 
  
Enfin, le pilier central, associé à la notion de conscience, d'harmonie entre force et forme, rassemble les principes d'équilibre. 
 
Selon la tradition chinoise, le Tao ("la Voie") est un absolu, un principe universel, transcendant et immanent, racine du ciel et de la terre. Ses attributs sont ceux de Kether qui domine le pilier de l'équilibre. L'absence de tumultes, la sérénité, caractérisent la Voie. Le pilier central est contemplation et connaissance de soi, résolution des dualités incarnées par yin, l'aspect féminin, et yang, l'aspect masculin. Indissociables, ces polarités créent les tensions indispensables à la manifestation des potentialités du Tao. De même, Tamas, l'inertie, et Rajas, l'activité, sont les moteurs des évènements du monde et la maîtrise des énergies qu'ils mettent en oeuvre apportent Sattva, la paix. 
  
 Le panthéon grec

 
La plupart des traditions ont un dieu suprême, tout-puissant et inaccessible. Cette constatation, ajoutée à l'existence de rôles précis pour les autres dieux, fait apparaître le polythéisme comme un monothéisme différencié. Ainsi le panthéon grec s'articule remarquablement sur l'Arbre. 
  
Eros est positionné en Kether. Ouranos en Chokmah et Cronos en Binah. Dans la sphère de Binah, nous plaçons aussi Gaïa et Rhéa. Zeus vient naturellement à la place de Chesed. Tandis que Geburah accueille Ares et Hera. Apollon apparaît dans le soleil de Tiphéreth. Les attributs d'Aphrodite la positionne en Netz'ah, ceux d'Hermes en Hod. Artemis (et ses aspects Hécate et Séléné) nous semble proche de Yesod. Enfin, Heraclès (Hercule), est l'homme qui va tenter de parcourir la totalité de l'Arbre. 
  
Ne sont représentés ici que les dieux qui nous ont semblé les plus caractéristiques. Leur agencement sur l'Arbre n'est qu'une proposition possible. Il faut comparer les symboles et les qualités associées à ces dieux aux attributs des sephiroth pour juger du degré de pertinence d'un tel rapprochement.  
Le Chaos, la Nuit et l'Erèbe qui précèdent la création du ciel et de la terre s'apparentent aux voiles du non-manifesté. Eros, dieu antérieur à toute antiquité, est l'élan créateur, celui qui influence et maintient toute la création.Ouranos, le ciel, plongeait ses enfants dans l'Abîme tandis que Cronos/Rhéa les dévorait. Cronos et Gaïa/Rhéa peuvent être associés aux deux aspects de Binah. Le couple se suffit à lui-même mais soudain l'équilibre est rompu : Zeus échappe à la mort, l'Arbre continue son déploiement. Zeus est le dieu qui gouverne, qui assure la cohésion du royaume, le garant de l'écoulement perpétuel (sans doute est-ce là l'origine de la fameuse ardeur de Zeus). Il est souvent représenté assis sur un trône, tenant un sceptre. Hera, incarnant rigueur et jalousie, est l'épouse de Zeus. Nous lui associons l'aspect masculin d'Arès, dieu de la guerre. Ce dernier apparaît parfois avec avec la Discorde et la Crainte, perceptions usuelles de Geburah.  
  
Apollon incarne la beauté. Il est musicien, c'est-à-dire créateur d' harmonie (avec la lyre pour symbole). C'est aussi un dieu guérisseur. Aphrodite est la déesse de l'Amour et de la joie. Hermès, le messager, est le dieu des inventeurs, créateur du langage et de mille autres choses. Avec Héra, qui incarne la raison, il manifeste les qualités de Hod. Artémis est une déesse lunaire, jumelle d'Apollon. Ses aspects sont Hécate (côté sombre, inconscient) et Séléné. Hercule, à l'issue de ses douze travaux (qui peuvent être vus comme un parcours initiatique de l'Arbre), devient immortel. Cette immortalité, cette réalisation, est sans doute le dessein des hommes incarnés dans Malkuth 

 

 
SOURCE : site internet copié collé oui car je le trouve trés complet ! 
 

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C'est une triste chose de penser que la nature parle et que le genre humain n'écoute pas.
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MessagePosté le: Jeu 24 Avr - 21:35 (2014)    Sujet du message: Publicité

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SophieAime
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MessagePosté le: Ven 2 Mai - 01:27 (2014)    Sujet du message: la kabbale [description et correspondance] Répondre en citant

D'un point de vue éthique ce copié/collé m'interroge mais d'un point de vue de correcteur j'approuve a 100 % ! Clair et sans fautes !!!! 
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 16:30 (2016)    Sujet du message: la kabbale [description et correspondance]

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